MAJ le 17/04/2026

LA PÉRITONITE INFECTIEUSE FÉLINE (PIF)


Péritonite infectieuse féline (PIF)

 

La péritonite infectieuse féline (PIF) est une maladie virale grave touchant les chats, provoquée par une mutation du coronavirus félin entérique (FCoV). Longtemps considérée comme incurable, elle connaît aujourd’hui des traitements antiviraux efficaces qui ont profondément modifié son pronostic.

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Faits essentiels

  • Agent causal : Mutation du coronavirus félin (FCoV).
  • Transmission : Indirecte via les fèces ; la PIF elle-même n’est pas contagieuse.
  • Formes cliniques : Humide (effusive) et sèche (non effusive).
  • Chats à risque : Jeunes (< 2 ans) et âgés (> 10 ans).
  • Traitement actuel : Antiviraux (notamment GS-441524) avec taux de réussite jusqu’à 90 % .

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Mécanisme et pathogenèse

La maladie résulte d’une mutation spontanée du FCoV, un virus intestinal généralement bénin. Cette mutation permet au virus d’infecter les macrophages, déclenchant une **réaction immunitaire systémique** qui endommage les vaisseaux sanguins et les organes. Seule une faible proportion (1–5 %) des chats infectés par le FCoV développe une PIF, souvent après un stress ou une baisse d’immunité .

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Formes cliniques et symptômes

  • Forme humide : accumulation de liquide dans l’abdomen ou le thorax, entraînant distension abdominale et détresse respiratoire.
  • Forme sèche : lésions granulomateuses dans les organes (foie, reins, cerveau, yeux), provoquant amaigrissement, fièvre persistante, troubles neurologiques ou oculaires.

Certaines formes présentent un continuum entre les deux, compliquant le diagnostic .

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Diagnostic

Le diagnostic repose sur un ensemble de tests : analyses sanguines (rapport albumine/globulines < 0,4), imagerie, cytologie des épanchements et détection du FCoV par PCR ou immunohistochimie sur tissu. Aucun test sanguin isolé ne permet d’affirmer la maladie .

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Traitement et pronostic

L’antiviral GS-441524, analogue nucléosidique du remdésivir, bloque la réplication virale. Administré sur environ 12 semaines, il obtient 85–90 % de guérisons, surtout dans les formes précoces. Les formes neurologiques restent plus difficiles à traiter .

Avant 2020, la PIF était presque toujours mortelle ; aujourd’hui, la survie à long terme est possible si la maladie est détectée tôt.

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Prévention

Aucun vaccin n’est recommandé en Europe. La prévention repose sur l’hygiène stricte, la réduction du stress et la gestion des effectifs dans les chatteries pour limiter la circulation du FCoV. Les chats atteints de PIF ne transmettent pas la maladie, mais peuvent être porteurs du coronavirus bénin .